mercredi 24 juillet 2019

Témoignage départ ASSAGA


Au Revoir


Bonjour Lalla Fatima,

A mon avis, l’attachement aux valeurs nobles que votre personne a pu ensemencer tout au long de votre carrière éternise à jamais votre charisme auprès de tous ceux qui ont collaboré  de près ou de loin avec vous.
 Vos contributions dans différents domaines et votre force de caractère font de vous une référence qui transcende le fait banal de quitter l’office  comme tout  commun des mortels « pour limite d’âge ».
 Personnellement, j’admire votre persévérance et votre détermination quand il s’agit de mieux servir l’entreprise. Vos empreintes  vont surement aider  la nouvelle génération  et je vous en félicite.

Vous avez chère madame dans nos esprits  une place privilégiée  et une grande estime.

El AMERY Mustapha

samedi 29 juin 2019

Deux Battantes pour un terminus.....


D’abord, je voudrai commencer cette fois-ci par féliciter tous les cadres de DCE, pour avoir adopté cette forme de reconnaissance fort appréciable qui apporte du baume au cœur à ceux qui débarquent, après un long périple, souvent plein de tangages.
Oui, cette  bonne pratique a finalement gagné ses galons pour être instituée et  rentrer définitivement dans les mœurs de cette Direction.

La raison, à mon avis est toute simple. Il suffit de savoir que la spécificité de DCE a fait que les collaborateurs au sein de cette Direction travaillent côte à côte dans des processus unifiés avec une finalité ultime, celle de donner un résultat, certes immatériel, mais dont la justesse est exigée. Ce but commun, sans nul doute, les rapproche.

L’accréditation de leur compétence et la certification du management, obtenues, en disent long sur les sacrifices et les durs labeurs qu’ils ont consentis.

Par conséquent, chaque élément qui part, après avoir apporté du sien, est à honorer sans conteste pour l’apport indéniable qu’il a assuré et la touche qu’il a laissée dans la conquête par DCE d’une reconnaissance très prisée à l’échelle nationale et internationale.

Nous fêtons aujourd’hui deux agents, très représentatifs du personnel laborantin de DCE. Deux agents qui forcent l’admiration par leur dévouement et leur efficacité dans l’accomplissement de leur travail, Oh combien minutieux et fastidieux.
Je ne peux passer sous silence, le long parcours doublé d’un abattage phénoménal de nos deux techniciennes (Mme Nabil et Mme Slaoui) qui méritent tous les éloges. 

Je commence par Mme Najat Nabil, arrivée en Juillet 1980 au laboratoire à El Youssoufia. Jeune femme, fringante et joviale, trait de caractère qu’elle partage avec sa dure moitié (le valeureux Abboub), elle atterrit au début dans un service en pleine reconstruction où elle a contribué grandement avec les suédois à la mise en place des méthodes de dosage des azotés dans les études d’eutrophisation des lacs. Plus tard le service de limnologie verra le jour et profitera de ses travaux.
Mme Najat était incontournable durant les stages pratiques d’insertion, pour tous les nouveaux arrivants qu’ils soient affectés à DCE ou aux laboratoires décentralisés.
Elle avait acquis cet art de transmettre son savoir aux autres d’une manière époustouflante, pleine d’entrain certes, mais la solennité et la rigueur étaient de mise.  Les cadres palestiniens et africains ont en gardé un bon exemple de droiture et de respect pour le métier de laborantin, lors de la formation qu’elle leur assurait.
Preuve en est que chaque année, lors des audits de suivi des canadiens pour le maintien de l’accréditation, Mme Najat était sollicitée pour l’exercice et s’en sortait haut la main. 
Ce qui est à souligner également chez notre Najat, c’est qu’elle fait partie de ceux et celles qui ont travaillé avec tous les responsables de DCE, et qu’elle est parmi les rares personnes qui ont fait la paillasse depuis leur recrutement, jusqu’à leur retraite.
Côté humain, cette femme est exceptionnelle. Pourvu du contact facile, elle vous met à l’aise en deux coups de cuillère à pot. En cas de mésentente, elle est toujours partante, pour adoucir l’atmosphère et les ongles.
Je vous demande de l’applaudir longuement, pour lui faire sentir la grande estime que nous lui portons. Merci Lalla Najat. Fasses Dieu que tu puisses rester sur pieds, bien portante, gaie et joyeuse pour ton homme et tes enfants.
Mme Nouzha Slaoui, elle, est arrivée au laboratoire en décembre 1981. Une femme avec un parcours de laborantine, quelque peu atypique, certes mais qui a pu mal gré, bon gré, tenir la distance et occuper les postes où elle a été successivement affectée.
Mme Nouzha, a longuement été dans la paillasse de physico-chimie et s’occupait de dosages volumétriques, avant d’être affectée dans un premier lieu à la bibliothèque, avant de prendre en charge un poste, qui parait de prime abord, ingrat, mais dont l’importance est en fait capitale. Les archives n’ont connu une vraie gestion que par le biais de cette femme, qui a su se convertir et se sacrifier pour ses collègues et pour DCE, pour que les historiques et les notes importantes de cette direction soient sauvegardés et sécurisés.
Dans de pareils postes, il faut dire qu’il faut disposer à la fois d’une certaine rectitude dans les règles d’archivage et user de beaucoup de tact auprès des utilisateurs. Mme Slaoui savait s’y prendre et user du verbe adéquat pour mettre tout le monde à l’aise. 
J’apprécie beaucoup ce genre de personnes. Des personnes qui n’ont pas peur du changement, qui acceptent d’apprendre autre chose, qui relèvent les défis et aiment les challenges et qui prouvent aux autres que le bon sens est la chose la mieux partagée au monde.
Je me demandais toujours comment elle a pu tenir le coup après avoir viré, sans indicateur, de laborantin à archiviste, mais quand j’ai su que Mme Slaoui était une sportive accomplie, j’ai alors tout compris et cela l’a fait grandir à mes yeux.
Merci Lalla Nouzha, ces applaudissements sont pour toi, Merci d’avoir résisté aux intempéries, d’avoir maintenu le cap et d’avoir rendu de fiers services à DCE et à l’ONEP. Que le tout haut te récompense à ta juste valeur et te gratifie dans le future proche, toi et les tiens de tout ce que vous voudriez avoir.

vendredi 21 juin 2019

ASSAGA l'irremplçable......


Il m’arrive des fois de perdre mes moyens pour décrire ce que je pense de quelqu’un, au point de me sentir démuni en termes et gallicismes qui conviennent au personnage. A fortiori, quand il s’agit de quelqu’un, cher à mes yeux, qui mérite toutes les éloges.
J’en ai écrit des speechs à l’occasion des départs en retraite de mes collègues, mais cette fois-ci, l’épreuve est rude pour moi, car je m’adresse à une personne que j’ai côtoyée plusieurs années de suite, une personne qui respire la qualité et la précision, qui lit entre les lignes et qui maîtrise la syntactique et les tournures de phrases. C’est donc une autre paire de manches pour moi. Je n’ai pas fait que torturer un tantinet mes méninges, mais j’ai bien occis pleins de verbes et de syllabes, pour sortir ce qu’il y a de meilleur dans le parcours exemplaire de cette valeureuse dame que nous fêtons aujourd’hui.
Oui, je persiste et je signe, c’est un parcours, certes atypique, mais très enrichissant et très bénéfique aussi bien pour elle que pour les trois périmètres qui entourent cette ressource intarissable (l’immédiat, le rapproché et même l’éloigné) pour rester dans le jargon ONEP.
Madame ASSAGA, a entamé sa carrière à l’office un premier juillet 1982. Je me rappelle l’avoir reçue dans la salle de traitement des eaux au laboratoire de l’office sis à El Youssoufia, lors de sa première tournée qui précède son installation. Moi et mon collègue El HAIBA, avions eu la même impression, après la palabre d’usage tenue avec elle. Nous étions d’accord, que cette fois-ci, nous étions devant une pépite, une demoiselle sûre d’elle, qui savait ce qu’elle voulait, ayant un franc parlé, dans la langue de Molière, jusqu’alors très prisé. Elle fut affectée au Centre de Formation des Techniciens de l’Eau (CFTE)  où elle fit ses premières armes, car ce poste-là, lui permettait effectivement de s’informer sur tous les métiers de l’ONEP, à travers les formateurs du moment.
Bien que je fusse sous d’autres cieux, je suivais de loin sa progression. Elle assura pendant quelques temps la formation aux nouvelles recrues de l’ONEP, dans les salles de travaux pratiques du CFTE. Mais dès que le laboratoire ONEP fut transféré au complexe du Bouregreg  et érigé en Direction à part entière, ASSAGA  rejoignît  l’équipe d’analystes en  charge de la paillasse de physico-chimie.
A mon retour au bercail, en 1991, ASSAGA s’occupait alors, du dosage des éléments azotés par la méthode du flux continue qui venait d’être mise en place en ce temps-là. 
Vinrent ensuite les prémices de l’assurance qualité, projet qui fut initié par M. El MGHARI Tabib Med et attribué pour sa mise en œuvre à Mme ASSAGA avec toute la partie fastidieuse de rédaction des procédures pour chaque paillasse du laboratoire. Tâche qu’elle mena tambour battant avec succès. Pour le travail minutieux et rigoureux qu’elle a entrepris pour ce dossier elle fut nommée à ce moment-là comme chef de bureau qualité afin d’assurer la consolidation de ses travaux qui serviront comme trame de base à la mise en place de l’assurance qualité et plus tard à l’accréditation. Son dynamisme, sa patience et sa persévérance, ajoutés à sa formation linguistique de haute facture, lui permirent de s’imposer unanimement, comme la personne idoine pour le poste de chef de service responsable de la qualité à DCE. Un poste, nullement usurpé.
Bien sûr quand on a reniflé, le pollen de la qualité, on ne s’en sépare plus, c’est pour la vie. Ainsi grâce à ses différentes interventions à l’échelle de l’ONEP et devant les médias à l’échelle nationale, sur le sujet de la qualité de l’analyse, Mme ASSAGA, forte d’une précieuse cargaison de connaissances et d’expériences qu’elle a lentement mais sûrement engrangée en la matière, ne pouvait que se propulser au plus haut rang de la responsabilité en charge de ce dossier. Elle fut alors nommée comme chef de division qualité totale à l’ONEP, au sein de la Direction Audit et Organisation (DAO), avec comme projet premier, celui d’ensemencer les préceptes de la qualité au niveau des centres de distribution, la vraie l’interface avec les clients, là où l’ONEP en avait grandement besoin.
Ce nouveau challenge, d’une autre dimension, n’a pas été rédhibitoire pour elle. Bien au contraire, elle s’est attelé à ce grand chantier, qui s’adressait à ce moment-là, à tous les centres ONEP (au nombre de 573), avec force et courage en faisant appel à l’expertise française en la matière pour l’entame de ce projet.
Une fois la feuille de route établie, entourée des experts d’AFNOR et étayée en interne par une valeureuse équipe constituée de M.AKADI, M.HAZGOUR , M.BOUCHEBTI et Mme BELLICHI (relayés plus tard, par M.ABDELMOUMENE, Mme CHARAFAT, M.MOUSSAOUI et Mme OUAHI),  Mme ASSAGA réussit à mettre sur pied tout le système requis afin d’être en phase avec la politique qualité, approuvée et validée par la direction générale de l’ONEP.
Ne pouvant relater toute la démarche d’une manière exhaustive, je me suffis de citer les points saillants de cette feuille de route qui consistait à:
-          créer un référentiel interne, tiré de la norme ISO 9001, d’une manière collégiale pour faire adhérer les directions régionales à ce projet ;
-          procéder à la formation des agents des centres ONEP proposés par leurs directions régionales respectives ;
-          former des auditeurs « qualité interne » sur la démarche Audit et sur le référentiel élaboré;
-          mettre sur pied un système de certification en interne avec une gestion documentaire sans faille ;
-           …etc.
Le résultat ne s’est pas fait attendre et en l’espace de 4 à 5 ans, près d’une centaine de centres ONEP ont été certifiés au moins une fois sur ce référentiel.
Dans la foulée d’autres grands projets, se rajoutèrent au plan de charge de la Division Qualité Totale, déjà gonflé à bloc, que je cite sans rentrer dans les détails comme suit :
-          la cartographie des processus des grandes productions de l’ONEP, avec une approche de mesure de risque ;
-          l’assistance à certaines directions centrales qui ont souhaité entamer la démarche de certification ISO 9001 ou ISO 14001
-           Etc.
Mais en plus et c’est ce qui est vraiment extraordinaire chez cette dame, c’est que, non seulement elle chapotait la Division en charge de ses attributions, non seulement, elle assurait la représentation de l’ONEP au seins de plusieurs comités et commissions de Normalisation à l’échelle nationale et Internationale, mais elle tenait vraiment à rester collée au terrain et réalisait elle-même un nombre appréciable de missions d’Audit, afin disait-elle de caler la démarche d’audit et amener toute l’équipe d’auditeurs à s’y conformer.  He oui ! Pour elle, prôner la qualité et ne pas donner le bon exemple est un souci qui la hante et qu’elle combat chez les membres de son équipe d’auditeurs.
Voilà, le parcours réduit à l’extrême, faute d’espace, d’une dame unique qui a marqué son temps et ses contemporains par son aura, ses connaissances, son travail acharné et sans relâche. Voilà encore un timonier d’une référence rare, qui quitte la passerelle d’une embarcation où il a souqué ferme pour la ramener à bon port, avec un héritage fabuleux, désormais remis aux mains de ses seconds qui en feront, j’en suis convaincu, bon usage.
Merci, Mme ASSAGA, Merci Lalla Fatima, pour ton rayonnement, pour ta bonté envers ton prochain, pour tout le bien que tu as répandu autours de toi ici-bas.
Nous resterons tes fidèles collègues et amis prêts à répondre à tes appels, chaque fois que le besoin s’en fait sentir.
 Pars la conscience tranquille et la satisfaction du devoir bien accompli. Tu fais honneur à tes proches, tes compatriotes, ton pays et ton roi.

jeudi 31 janvier 2019


Les départs sont toujours difficiles....

Cette forme de réception systématique, après le départ en retraite de nos collègues, devenue une bonne pratique à DCE est finalement rentrée dans les mœurs que moult autres directions apprécient.  En fait, il n’y a pas de secret, car la spécificité de DCE réside dans le fait que le produit final du laboratoire bien qu’il soit généré et harnaché, étoffé  et commenté dans plusieurs compartiments de travail (Terrain, paillasses ou  travail de bureau), se matérialise par un bulletin d’analyses accompagné de notes de qualité quand le besoin en est formulé. Il s’agit donc de collaborateurs qui travaillent côte à côte dans des processus unifiés avec une finalité ultime, celle de donner un résultat, certes immatériel, mais dont la justesse est attestée. L’accréditation de leur compétence et la certification du management, obtenues, en disent long sur les sacrifices et les durs labeurs qu’ils ont consentis.
Chaque élément qui part, après avoir apporté du sien, est à honorer sans conteste pour l’apport indéniable qu’il a assuré et la touche qu’il a laissée dans la conquête de DCE vers une reconnaissance très prisée à l’échelle nationale et internationale. Pourvu seulement que les témoins continuent à être transmis aux jeunes arrivants sans encombres, pour que la précieuse cargaison que DCE a engrangée au fil des années, soit maintenue et renflouée.
Parmi les personnes que nous fêtons, aujourd’hui,  dans l’ordre de leur recrutement, je vous demande d’applaudir : Mme SBIHI Najat (1984), Mme SOUISSI Aicha (1988), Melle BENABDALLAH Samira (1991)  et M.HASNAOUI Lahcen (1992).
Chacune de ces personnes s’est donnée à fond pour que l’étoile de DCE brille dans le ciel de la qualité. Chacune à son niveau, sachant que le bon sens est la chose la mieux partagée du monde, a bien apporté sa pierre à l’édifice. Chacune d’elles peut s’enorgueillir d’avoir fait partie de cet équipage de bons navigateurs qui ont su souquer ferme, contre vents et marrées, pour garder l’embarcation DCE, à flot.
Je ne peux quand même pas, clore ce mot, sans citer, sans exhaustivité, quelques qualités de ces personnes, qu’il m’a été donné d’observer, durant mon passage à DCE.
-Mme SBIHI : Arrivée à DCE en 1984. C’est une femme débordante de gentillesse, ne rechigne pas à la besogne, toujours disponible pour apporter son savoir-faire à ses collègues ainsi que les stagiaires à DCE  en traitement des eaux. Merci Lalla Najat pour tout ce que tu as fait pour cette entité;
-Mme SOUISSI : Bien qu’elle ait pris le train en marche, elle s’est très vite adaptée à la nature du travail de DCE. Très soignée, aime le mot juste et le gallicisme approprié, a apporté un plus indéniable dans l’accueil et les travaux de secrétariat. Merci Lalla Aicha, d’avoir rallié DCE et de lui avoir insufflé un air de fraîcheur en termes de communication ;
 -Melle BENABDALLAH : Arrivée à DCE, en 1991 pour travailler en microbiologie avec Mme BOUZOUBAA. C’est une force tranquille, douée d’un pouvoir de communication et d’expression  qui s’apparentent parfaitement à la méthode « DIVAS ». En plus du projet sur le Biofilm, qu’elle a mené en compagnie d’une, non moins valeureuse Mme LARAKI (que je salue au passage), elle a été parmi les principaux artisans  de mise en place de l’assurance qualité en microbiologie, bien avant que DCE ne se lance dans la voie de l’accréditation. Avec la chefferie de la Division et entourée d’une équipe bien rodée, elle a su négocier ce nouveau challenge et tenir la distance. Une fois à la tête de DCE, elle a su consolider les acquis du Laboratoire, en y apportant une touche de rigueur fort appréciée. Merci beaucoup Lalla Samira pour ce parcours sans failles. Que Dieu puisse vous récompenser à votre juste valeur.
   -M.HASNAOUI : Arrivé en 1992 à DCE, fort, d’une expérience de plusieurs années dans un laboratoire d’usine de pharmacie, muni de la rigueur et de la droiture légendaires des gens du sud, il a pris la chefferie de plusieurs services (Chimie organique, Traitement spécifique, Surveillance) avec en sus le domaine de l’hygiène et la sécurité, où il s’est imposé  avec brio. La suite logique c’est la prise en charge de la Division de traitement où il est resté jusqu’à sa retraite. Si LAHCEN est un homme de dialogue, empathique, très conciliant et coopératif. Pour ces qualités là et tout le reste, ses collègues l’en remercient, s’en souviendront longtemps et prient Dieu de le préserver, lui ainsi que tous ses proches, des aléas de la vie.

Salah ABDELMOUMENE 01/02/2019

jeudi 13 octobre 2016

Amiri l’étayeur


Amiri m’emboita le pas
Un an après moi, il arriva
C’est sa force qui, l’enrôla
Et Jamais il ne refusa

De Rendre de fiers services
Aux collègues sans sévices
Il n’avait point de malice
Et offrait du thé sans calice

Bien de l’eau sous les ponts coula
Sans que Si Amiri bouda
Son poste ou se révolta
Car le devoir qu’il adula

Fait que Si Abdellah couru
Auprès des collègues apparut
Prêtant son bras pour un effort accru
Solidaire dans les travaux ardus

Merci pour ta générosité
Ton apport, ta simplicité
Ton sérieux, ton amabilité
Ton empathie, ta flexibilité

Fasse que Dieu pour toi et les tiens
Vous ne manquiez de rien
Que pour longtemps  vous vous sentiriez bien

Et que toi par ces mots l’honneur te revient

    Merci Si Abdellah



Salah ABDELMOUMENE



Mourad l'incontournable

Si Mourad avait rejoint DCE, un 1er Février 1989, deux années presque avant ma reprise de service à l’ONEP, après un envol de boomerang qui a duré 8 ans. Je devais passer un stage, soit disant de recyclage, de 15 jours avant de rejoindre dare-dare, la station de M’rirt au fin fond de l’Atlas. Durant ce stage, je devais passer une semaine en salle de chimie, pour me dégourdir les doigts et les méninges et une autre semaine en traitement. C’est ainsi que nos chemins se sont croisés pour la première fois (où j’ai eu le plaisir de le connaitre), car Si Mourad était le responsable du service de chimie qui allait m’accueillir pour me refaire la main. Dès que nos regards s’étaient croisés, je savais que j’étais devant une personne assidue et organisée. A notre première discussion, quand il apprit que j’étais un ancien de la boite, il savait déjà quel sujet de stage, il pouvait me confier. En fait, il avait sa petite idée sur la problématique, qu’il allait m’exposer et soupçonnait déjà, le réactif de fixation des nitrates dans le temps (HgCl2) d’être à l’origine de la précipitation de certains échantillons lors de la réduction sur colonne de Cadmium. Pour ma part, je devais confirmer cette thèse et trouver le moyen de récupérer un grand nombre d’échantillons qui présentaient ce problème et qui bloquaient, la complétude de l’analyse physico-chimique.
Là, j’ai vraiment découvert en Si Mourad, un scientifique avéré, méthodique, un encadrant de haute facture, quelqu’un de tout à fait taillé pour le poste de qualiticien. En l’espace d’une semaine, j’ai appris avec lui, l’importance de l’écrit et la valeur inestimable du détail et de la justesse, la vraie notion de la patience et de la persévérance.
Si Mourad, du fait de sa position au sein de la Division des Analyses Physico-chimiques, le cœur incontesté de DCE, où il remplissait son rôle de main de maître. Il réussit à s’imposer, dans les coulisses SVP (bien avant de prendre la chefferie de la Division et l’intérim de DCE), comme l’un des artisans des accréditations et reconnaissances que DCE a eues en termes de compétences et de qualité de l’analyse. Entouré d’une équipe d’analystes hors pairs (que je salue au passage), tous ralliés à la cause, convaincus tous que le « souci de bien faire pousse à bien faire », Si Mourad en grand timonier, qu’il était, mena contre vents et marées, ce bateau à bon port. Nous savons tous que sur ce volet, que tout tournait autour de la paillasse et que tout le mérite lui revenait, mais, il est resté humble et discret, sans jamais piper mot, sauf peut-être pour louer les efforts de ses pairs. N’est-ce pas là le signe des grands hommes de notre patrie ?
Par ailleurs, sa capacité de communication et son aura, lui valurent, d’être appelé à la rescousse, à tous les coups durs que l’ONEP a subis et sur tous les fronts où un certain niveau de représentation était exigé. De peur de ne pas être exhaustif, je ne citerai comme exemple que le cas des bateaux-citernes à Tanger, juste pour dire que sa capacité d’encadrement servait merveilleusement l’Office, même loin de ses bases.
Pour ma part, je me rappelle encore, quand je préparais, le concours des cadres à l’ONEP, le temps qu’il m’avait imparti pour m’expliquer, avec minutie, tous les tenants et aboutissants de l’interprétation des bulletins d’analyses physico-chimiques. On aurait dit qu’il avait envie de me voir réussir ce concours haut la main, je sentais qu’il était empathique envers moi et voulait absolument que je passe ce cap et prouver à moi-même et aux autres que je méritais ce statut.
Pour tout ce qu’il a fait pour moi, des fois, même, sans que je ne le sache, pour tout ce qu’il a fait pour ses collaborateurs, je voudrais lui dire en mon nom et celui de tous les agents du laboratoire qui ont eu le plaisir de travailler avec lui, que nous sommes fiers de lui, que le Maroc peut se targuer de disposer d’une ressource de son envergure et que nous n’oublierons jamais que lors de son passage à DCE, il a mis une pierre précieuse à l’édifice.
Saches si Mourad, que comme nous l’avons toujours été, nous resterons des collègues et des amis, sur qui tu peux compter et qui te voueront à jamais une inclination inconditionnelle.

Encore Merci pour tout ce que tu as fait ici-bas et que Dieu, à l’avenir, te gratifie ainsi que les tiens,  de moments paisibles, pleins de santé et de quiétude.

Salah ABDELMOUMENE

mardi 16 février 2016

Bonne retraite, Melle Bernoussi, Mme Agouzal, Mme Zabouri et M.Ennouari

Aujourd’hui, nous sommes là pour assister quatre de nos collègues à franchir le pas, à sonner le clairon pour les faire battre en retraite. Une retraite d’où ils sortent cependant, en vainqueur,  car sommes toutes, ils ont fait leur temps et sont arrivés au terme d’une longue carrière plus ou moins pimpants, revigorés par le mérite, sans conteste, d’avoir rendu d’immenses services à leur pays et leur Roi.
Notre présence ici et maintenant est la moindre forme de reconnaissance que nous pouvons leur offrir. C’est un moment de séparation, difficile à vivre, bien que plusieurs personnes pensent  que le départ en retraite est chose facile à consommer et qu’il suffirait de prendre son baluchon, son bric-à-brac, dire un coucou à ses collègues et prendre le large. Je vous assure que, quand cela vous arrive, vous en avez le souffle coupé. Vous êtes tellement ébranlé de devoir quitter le lieu où vous avez fait vos premier pas, où vous avez naquis parmi vos semblables, avec qui vous avez collaboré et desquels vous avez tout appris de ce noble métier, tellement affecté, qu’un sentiment immense d’abandon vous submerge et qu’une multitude de questions sur votre avenir proche se bousculent au portillon de votre conscience.   
Le témoignage que nous formulons, par ces quelques mots fébriles certes, mais pleins d’empathie et d’humanisme envers nos collègues est de nature à leur assurer notre inclination inconditionnelle chaque fois que le besoin s’en fait sentir.
Pour Melle BERNOUSSI, nous nous rappellerons d’une femme, qui a été sur tous les fronts, toujours partante, qui a participé grandement dans plusieurs dossiers brûlants sous la coupole de la division de la surveillance (Dossier Plomb, Dossier Piscines etc..) en sus de ses attributions de rédaction et de suivi des notes de qualité au niveau de plusieurs régions du Maroc. C’est un cadre de caractère, qui apprécie la rigueur de ses collaborateurs, infatigable à l’ouvrage et très à cheval sur ses principes. Nous lui souhaitons de rester active, pleine d’entrain et de goûter aux joies de la vie auprès de sa famille.
Pour Mme AGOUZAL, voilà une femme, pur produit du prestigieux Institut National d’Hygiène, studieuse et aguerrie, qui travaille dans l’ombre depuis son recrutement, analyste hors pair, silencieuse et efficace, a fait un abattage phénoménal, gentille et très serviable. Nous lui souhaitons une période post-retraite pleine de sérénité, de repos et de bonne santé.
Pour Mme ZABOURI, nous retiendrons que le laboratoire a fait une bonne affaire en recrutant cette femme, qui a su démontrer à tout le monde, l’immense courage et abnégation dont elle a fait preuve durant de longues années de labeurs et de sacrifices.  Pour ma part, je n’oublierai jamais cette femme, pour sa gentillesse, sa volonté de servir les autres, le soin qu’elle donnait au travail qu’elle faisait. Chaque fois que je venais à la bibliothèque de la Direction Laboratoire (DCE), elle était là, souriante, prête  à m’aider à retrouver l’ouvrage ou le document que je cherchais. Dotée d’une mémoire d’éléphant et d’un cœur en or, elle rendait un service infaillible par la minutie avec laquelle elle organisait le centre documentaire  de DCE. Nous lui souhaitons un repos bien mérité, une vie sereine et pleine de santé.
Pour M. ENNOUARI, voilà encore un cas atypique, issu également de l’Institut National d’Hygiène, il arrive en 1979  au service Laboratoire, sis alors à EL Youssoufia, prend du service en surveillance, avant de rejoindre en 1983,  M.SOUILMI, une autre référence de DCE, en traitement des eaux. Depuis, encadré et assisté par un staff assez fourni de loups des mers, il fit ses armes et commença à son tour à naviguer toute voile dehors, parfois, en timonier, seul à la barre et parfois en commandant de bord.

Sous l’œil vigilant de SOUILMI et d’un EL HAIBA, Si ENNOUARI a participé grandement à l’organisation du contrôle des filières de traitement. Le premier bond qualitatif appréciable en traitement des eaux venait de s’effectuer. Depuis, SI ENNOUARI, par sa prestance, sa personnalité, sa persévérance, son endurance, devint efficace dans ses interventions  dans le domaine  du traitement des eaux. En 1991, l’équipe s’est renforcée par l’arrivée de Si MAACHI et d’un certain LAZREQ. Enfin vers la fin des années 90, patient et tenace, ENNOUARI eut, finalement, gain de cause avec la confiance de la Direction pour s’occuper du service de contrôle de traitement au sein de DCE.  Plus tard, sur les pas de Si MAACHI, il sillonna plusieurs pays africains pour apporter son expertise dans le domaine. Nous lui souhaitons, une retraite active, pleine de sérénité et de bonne santé.

Par Salah ABDELMOUMENE le 12/02/2016