lundi 24 février 2014

Témoignage de Mme El Meknouni


Je tiens à vous remercier et vous exprimer ma gratitude pour tout ce que vous avez fait pour moi.
- Merci pour votre aide, et pour votre gentillesse.
- Merci de m’avoir encadré et supporté pendant toute ma période de formation.
Sachez que votre bonne humeur permanente et vos qualités vont beaucoup nous manquer.
Joyeuse retraite : qu’elle soit heureuse et passionnante !
Nous espérons vous revoir bientôt

Amicalement


Kawtar El Meknouni

Témoignage de M.MDAGHRI



J’ai connu Monsieur Salah ABDELMOUMENE à DCE comme encadrant pendant la période 11/2000 et 12/2000 au stage d’insertion, je n’oublierai pas ces conseils et ces expériences professionnelles dans ma vie professionnelle.

Lors de ces visites d’audit on le reçoit comme un encadrant et un coopérant.

A cette occasion je souhaite à si Salah mon grand frère qu’il soit en bonne santé et que sa vie soit pleine de joie et de bonheur.

Alaoui Mdarhri Youssef (laborantin (à Al Hoceima) et maintenant à Meknès)


lundi 3 février 2014

BOULOUD : l’atypique.



Il était une fois un loup des mers nommé FALKOWSKI, venu d’outre mer, pour sillonner nos lacs et retenues, happé par l’attrait scientifique de découvrir les origines de curieuses formations de strates hydriques qui s’y formeraient, imperméables parait-il à l’oxygène.

Pour ce faire, il enrôla un équipage rodé pour de pareilles expéditions en s’adjugeant ainsi les services :
-  d’un AGBANI, dont le gabarit et la stature s’y prêtaient, qu’il  format tout de go au maniement d’un outil appelé RUTHNER avec son messager, fort utile pour harnacher et traquer ces mystérieuses formations dans le bas fonds des lacs –réservoirs de la région ;
- d’un  AUZOLI Brahim muni d’une jeep comme remorqueur, affecté au transport d’un bateau pneumatique apparemment conçu pour ce genre d’entreprise ;
-  d’un Bouloud comme timonier en chef, disposant de solides références en la matière, notamment les prés requis scientifiques nécessaires pour aller à l’abordage de ces strates qui apparaissent l’été et s’évanouissent l’hiver, titillant ainsi  les plus fervents des chercheurs navigants.

Ainsi furent les débuts de Bouloud un 22/08/1977, dans cette entreprise for enrichissante en rebondissements et en précieuses découvertes.
Doté d’un dynamisme hors pair, doublé d’une solide formation universitaire en biologie, d’une qualité d’écoute et d’observations très appréciées, Bouloud s’imposa rapidement comme le second sur le pont et le lieutenant de bord incontournable.

Sitôt cette première étude bouclée, le mystère élucidé et les fameuses strates rebelles maitrisées, le commandant de Bord FALKOWSKI, après une table ronde des années 80 instituant les mesures préconisées pour contrer ce phénomène,  mit pied à terre,  satisfait de son ouvrage. Il légua, de facto, la barre à son second devenu désormais un spécialiste chevronné en limnologie.

Bouloud fut propulsé au poste de commandant de bord et débuta alors une longue épopée où tous les lacs réservoirs étaient passés au crible fin de la maille des 55µ à la recherche du seuil de pollution et gouttait au Ruthner de Agbani qu’il plongeait dans l’eau pour vérifier si les entrailles de ces écosystèmes respiraient. 

Bouloud, hérita, en sus du gouvernail, de la lourde tâche de mettre en œuvre les mesures préconisées pour combattre les phénomènes d’eutrophisation des lacs, tels que l’empoissonnement avec la carpe argentée, l’aération ou encore l’organisation des chassées par le fond quand les réserves d’eau le permettaient etc…

Abderrahmane était toujours de la partie et Agbani fut plus tard relayé par plusieurs autres collègues, que je cite et que je salue, comme ZineEddine, Bouhadou, Zouhair, Fathi, avec la collaboration précieuse au QG de Mme Ghedda, Mme Achab, Bourchich, Foutlane et j’en oublie…..

Au fait la seule fois où Fathi a été de l’expédition au niveau de la retenue Sidi Med Ben Abdellah, l’insubmersible, à cause d’un vent de face trop fort et des vagues assez hautes, tanga dangereusement avant de faire un vol plané en envoyant l’équipage et la cargaison par-dessus bord. Bouloud, Agbani et Fathi (sans gilets SVP) durent puiser dans leurs dernières ressources pour rejoindre la berge à la nage. Heureusement plus de peur que de mal. Seuls les restes du pauvre Ruthner gisent encore par le fond.

Que d’anecdotes de ce genre, Bouloud et son équipage durent vivre et supporter pour que leurs missions s’achèvent convenablement et apportent les résultats escomptés. Bouloud, chaque fois qu’il appréhendait un danger de pollution des eaux superficielles qu’il surveillait à des fins de production d’eau potable, ressentait une satisfaction incommensurable, qui lui suffisait amplement. La reconnaissance qu’il percevait de ses chefs, ajouté à son caractère empathique et enjôleur, faisait de lui un être atypique mais for sympathique.
Longtemps dans l’associatif, il comprit très tôt que la gestion des ressources humaines commençait par la gestion des humeurs et la maitrise des ardeurs. Le fait d’être à la parade dans ses filets de gardiens de but au Foot, a fait de lui  un encaisseur à toute épreuve des aléas de vie. L’on pourrait dire qu’Albert Camus (Dans l’étranger) a parlé pour lui  en  disant je cite : « Ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c'est au football que je le dois »

Je ne peux, faute de temps, lister ici et maintenant toutes les réalisations accomplies par Bouloud durant sa carrière de peur de ne pas être exhaustif et lui porter préjudice, mais sachez, pour ceux qui ne le connaissent pas, que vous avez là un exemple d’homme qui a rempli son contrat avec brio et qui peut se targuer d’avoir apporté plusieurs pierres à l’édifice DCE en particulier et au Maroc en général.

Abderrahmane, tu sors avec les honneurs, saches seulement que nous nous proclamons tes amis inconditionnels sur lesquels tu peux toujours compter.



Salah ABDELMOUMENE

FATHI : le soigneux



Voilà quelqu’un qui m’a subjugué depuis que j’ai fait sa connaissance lors de mon premier stage à l’ONEP. Jeune homme très élancé, maniant la langue de Molière avec délicatesse et finesse, aimant son métier et s’y adonnant à fond. Jamais une fois, je ne l’ai vu refuser de faire un travail ou se plaindre à l’ouvrage. Pourtant à ce moment là, toute la charge de contrôle de la qualité bactériologique se faisait à partir du Laboratoire Central et toutes les préparations des milieux de culture se faisaient par ses soins,  aidé en cela par l’inépuisable Tahar.

Najib est aussi l’exemple de ceux qui ont progressé doucement mais sûrement. Je ne connais pas deux comme lui qui manient l’oese en microbiologie avec une telle dextérité, on aurait dit qu’il était venu  au monde avec cet instrument à la main. Pointilleux pour le respect des règles et des procédures en vigueur qui régissaient sa fonction et n’admettait aucun écart qui risquerait d’impacter négativement le résultat des analyses.  C’est bien le cas de dire de lui qu’il a le souci de bien faire du premier coup et à tous les coups.

Bien de l’eau a coulé sous les ponts et Najib, évolutif sans limites qu’il était, a tout de suite forcé le respect de ses chefs et s’est vu confier la réalisation, dans un premier temps, des arrivées au niveau des points de livraison aux régies, avant de participer à plusieurs compagnes de prélèvements. J’en cite quelques unes, celles dont je me souviens ou dont j’ai eu vent.
-   Compagne de prélèvements sur le littoral dans le cadre de la pollution marine par les émissaires, en partenariat avec l’Ecole Mohammedia, projet sous la direction de Mr Olivera ;
- Compagne de prélèvements pour un projet de mesure de l’impact de la radioactivité sur les eaux de mer, réalisée à partir d’un bateau « le Murex », en partenariat avec la France et la Tunisie.
- Compagne de prélèvements et réalisation des analyses bactériologiques dans l’affaire du transport des eaux par bateaux citernes de Jorf Lasfar à Tanger.

Ensuite, il faut également citer une autre activité, qu’on a tendance à oublier et qui est d’une importance capitale, celle du transfert de son savoir faire avec beaucoup de générosité et sans réserve. Il y trouvait du plaisir et la satisfaction qu’il lisait sur les yeux de ses stagiaires ou ses encadrés, lui suffisait amplement pour maintenir et enrichir au fil des années ses connaissances, si jalousement cumulées pendant plusieurs décennies. Mme Kbiri, Mme Hamoussa et plus tard Melle Hamoucha, tout comme moi, en sont témoins.

Il faut également mettre à son compte, une participation fort intéressante dans le montage de certains laboratoires comme celui d’Agadir, de Marrakech et bien avant, celui de Meknès en compagnie de Feu Bouzerda qui était un grand ami à lui et pour lequel, nous renouvelons en ses moments nos prières à Dieu pour le recouvrir éternellement de sa miséricorde.

Pour ne pas rester sur une touche lugubre, je voudrais citer rapidement les deux anecdotes suivantes :
-   Najib a été le premier technicien a être parti pour s’occuper de la station de SAFI bien avant Benzidia, et a eu le mérite de s’inscrire dans le livre du Guinness pour la plus courte durée d’une mutation qui fut de 2 jours seulement, car, faute de moyens, il rebroussa chemin, dare-dare,  au Laboratoire et sa mutation fut annulée.
-  Najib a également participé à une compagne de prélèvements au niveau de la retenue de Sidi Mohamed Ben Abdellah, en compagnie de Bouloud et Agbani. Ce fut le jour où le bateau à cause d’un vent violent s’est renversé et les trois rescapés durent regagner la berge à la nage.
Merci Najib pour tout ce que tu as fait, saches que tout ceux à qui tu as donné, ton savoir, tes connaissances ou ton amitié, te voueront éternellement leur reconnaissance et se sentiront toujours fiers d’avoir appartenu au cercle des privilégiés qui ont bénéficié de ton expérience.  



                                                                                       Salah pour Michèle

AABOUB: L’intrépide



Aaboub Khallaf était l’un des premiers  candidats déclarés reçus au concours national pour la formation des techniciens de laboratoire de la santé publique en 1975 pour le compte de l’ONEP.
Les trois autres larrons étaient, Feu Daoudi Lahcen, El Haiba Benaissa et moi-même.

La première fois que je l’ai vu, il était habillé comme un anglais, un gilet de couleur grise sur les flancs, donnait un meilleur rendu à une chemise à carreaux. Un « jeans » de couleur bleu et une paire de boutillons grena  foncés, achevaient cet accoutrement, quelque peu insolite pour mes yeux, moi le commun des mortels qui venait d’atterrir à Rabat en provenance des confins  de l’Atlas.

Aaboub était filiforme et donnait toujours l’impression d’être plus jeune qu’il ne l’était. Une fente entre les deux dents, ajoutée à un sourire charmeur et doublée d’un air jovial et bon enfant le rajeunissait davantage.
Il fut vite adopté dans le groupe grâce à l’entrain et l’embonpoint qu’il y insufflait. Loquasse, certes, mais très empathique et toujours partant pour n’importe quelle entreprise. Chose qui lui valait le surnom de « l’intrépide ».

En 1976, Aaboub commença sa carrière en pollution avec Mme Ghalib, avec laquelle il a participé à la mise au point de la méthode de dosage de la DCO et de la DBO5, qu’il appliqua derechef et moult fois sur les rives du SEBOU et OUM RBII. Avec l’arrivée de Si Abbassi, à la tête du bureau pollution, Aaboub y était encore et profita largement de l’apport conséquent en encadrement de haut niveau de celui-ci.
Il rejoint quelques années plus tard Si Foutlane qui s’occupait à ce moment des points d’études de traitabilité. Il fut ensuite affecté momentanément en limnologie en remplacement de Bouloud, parti pour un stage de longue durée aux Etats-Unis.

En 1992, il atterrit finalement en Assainissement, le poste qu’il va occuper  jusqu’à son départ et où il eu le privilège d’installer et utiliser au niveau des rejets de Khénifra le premier débitmètre  acquis par l’ONEP.
Depuis, avec Feu El Fakir, que Dieu l’ait en sa sainte miséricorde, ils constituèrent un tandem de choc, notamment dans la prise en charge du laboratoire mobile, avec lequel ils sont allés traqués et caractériser une multitude de rejets dans tous les recoins du Maroc. Ils ont également été derrière l’accréditation de ce laboratoire avec la précieuse collaboration de Bourziza et Saad Allah.

Il faut également mettre à son  actif, sa précieuse participation dans plusieurs compagnes de prélèvements dans le cadre de projets qualité comme : MED-POLL, OMS, Coli phage, Biofilm etc..

Aaboub avait une particularité propre à lui, une faculté difficile à acquérir, celle d’écouter tout en parlant. Cela donnait à s’y méprendre, parce qu’il avait toujours une réplique sur le bout de la langue. On avait l’impression qu’il ne prêtait pas attention à ce qu’on lui disait, mais en fait il enregistrait parfaitement tout ce qu’il entendait, une vraie éponge.
Aaboub avait d’autres atouts que j’ai découverts en lui au fil des années. Je me souviens que c’était notre expert en calligraphie, au temps où les micro-ordinateurs étaient peu ou prou utilisés, quand encore ils existaient. Il était le seul qui, dans le temps s’occupait de dessiner les courbes  au rotring pour les travaux de Si Abouzaid avec une précision d’horloger et un doigté déconcertant.

Aaboub fut également, au risque de me tromper, le seul agent à avoir travaillé avec la quasi-totalité des responsables du laboratoire depuis Duschène, jusqu’à Lamghary en passant par  Abouzaid, Foutlane, Bourchich, Abassi, Morad, Belhaj, Yacoubi, Ben Abdellah, Bourziza et Saad Allah.

Il est difficile en ce laps de temps de coucher sur du papier l’exhaustivité des réalisations de Aaboub, tellement il a été sur tous les fronts avec une détermination et une ardeur sans précédent.

Merci Khallaf, pour ton abnégation, ton dévouement pour le métier noble que tu faisais, Merci pour la digne représentation que tu as donné du technicien ONEP, Merci d’avoir perpétué, le mythe de l’excellence, initié par des Benchakroun, BenBrahim, Hajji , Tahar, Daoui et bien d’autres..

Mille Merci enfin au nom de tous ici présents, d’avoir légué un héritage for appréciable, à ceux qui ont pris le relais pour que perdure le rayonnement  durement gagné du laboratoire ONEP.     
                                                                                                                                                             Salah Abdelmoumène

samedi 4 mai 2013

OUTAIR : La peur bleue



Alors que l’année 79 tirait ses dernières cartouches, je venais d’arriver au laboratoire, de retour  d’une mission de Tétouan et je me dirigeais vers la salle des réunions qui était au fond du bâtiment. C’était un 22, jour de paie et c’est  là que le caissier installait ses quartiers chaque circonvolution mensuelle pour nous distribuer  quelques menues pièces sonantes et trébuchantes qui nous faisaient subsister.
Au retour de la salle de réunion, je voyais arriver en sens inverse, à l’autre bout du couloir,  un jeune homme, cravaté, très présentable, l’air aguerri marchant d’un pas accéléré qui s’apprêtait à pénétrer dans la salle de chimie. Il me fit un signe de la tête et s’engouffra dans la salle de chimie.
 Une fois dans la salle de traitement où j’élisais domicile en ces temps là, je retrouve mon collègue EL HAIBA au fond de la salle qui s’évertuait à faire marcher un appareil de dosage du mercure, qui lui causait le pire des ennuis. Une bille, souffrant de tremblote,  qui devait réguler l’arrivée des gaz n’arrêtait pas de le narguer, à tel point qu’il leva le drapeau blanc,  se rendit sans résistance et ferma les gaz auxquels était assujettie la pauvre sphère désemparée.

BEN  me mit alors au parfum et assouvit tout de go ma curiosité en m’informant que la personne que je venais de croiser était un jeune  diplômé fraichement sorti d’une école de France qui venait de prendre du service comme ingénieur de laboratoire. C’était Si OUTAIR et c’était bien un 22/11/79.

Si ABDELOUAHD fut installé dans le même bureau que Feu TOUNSI et fut affecté en salle de chimie en raison de son Diplôme d’Etudes Approfondies à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Toulouse. En 1981 il eut comme première responsabilité de s’occuper de la « surveillance » au lieu et à la place de Si FOUTLANE qui était en ce moment là en formation longue durée.  Il s’occupa également en sus de ses fonctions du parc auto du laboratoire qui jusque là était du ressort de Si GUENDOUZ.
En 1983, il eut sa première nomination au rang de Chef de Service Surveillance et Traitement des Eaux. Je me rappelle, à ce moment là, alors que je démissionnais de mon poste pour raison familiale que Si OUTAIR était pratiquement la seule personne à avoir essayée de me convaincre de rester.
Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts et Si OUTAIR fut promu au rang de chef de division surveillance et traitement des eaux en 89, ensuite comme chef de division Contrôle du Système d’Alimentation en 92 avant de léguer définitivement la surveillance à Mme LARAKI et reprendre la traitement des eaux qu’il n’a plus quitté jusqu’à nos jour.
L’un des plus gros dossiers qu’il a initié et  maintenu contre vents et marées fut celui de l’organisation de la surveillance de la qualité des eaux durant la quasi-totalité de sa carrière.
Le deuxième gros dossier et non des moindres est celui de la coordination des travaux du projet de Protection des ressources en eau potable réalisé avec la GTZ entre 93 et 2001
Ensuite le dossier immense, délicat et qui apeurait tout le monde, celui de la décentralisation de la fonction qualité et là j’y étais en plein dedans, pour attester que même une demi journée de palabres ne suffirait pas à étaler les innombrables sacrifices consentis par Si ABDELOUAHD et ses collaborateurs pour maintenir cet iceberg à un niveau de flottaison acceptable.
D’ailleurs depuis 2005 avec l’arrivée de si BENALI et plus tard SI EL MRHARY, on se rendit à l’évidence et la cause était entendue pour reconnaître que la décentralisation de la fonction qualité et le suivi régional étaient des processus transverses qui nécessitaient les efforts conjugués de toutes les entités de DCE et non plus l’affaire d’une seule entité. Les résultats comme vous le savez ne se sont pas fait attendre à la grande joie de tout le monde.

Par ailleurs, Si Abdelouahd, du fait de son rang et ses attributions, était automatiquement concerné par tout ce qui touchait de prêt ou de loin à la qualité des eaux de boisson desservie par nos centres d’intervention et même par nos clients détaillants. Les renforcements conjoncturels n’étaient pas en reste et si ABDELOUAHD était toujours sur les premières lignes, je cite pour mémoire l’affaire du manganèse à EL HOCEIMA, les visites royales dans les provinces du sud, notamment celle de 1985 qui lui a valu une peur bleue que je vous raconterais  à la fin pour clore ce texte sur une touche peu commune, enfin le transport par bateau citerne etc…

Pour ma part,  à mon retour de M’RIRT en 93, et en témoignage je découvre le faciès de cet homme, d’abord par personne interposée, par le biais d’une collègue également très appréciée : Mme BENBRAHIM pendant 9 ans et ensuite, directement rattaché à lui pendant 3 ans. Si ABDELOUAHD avait beaucoup de qualités de bienséance, de savoir être, de patience et de capacité d’encaissement que personne ne peut lui contester.
Sur ce registre, je reconnais avoir appris énormément de choses avec lui. Combien de fois, il me prodiguait des conseils qui pouvaient aller de la manière d’améliorer l’écoute et le style administratif des écrits à la posture à adopter en position assise lors des réunions, jusqu’au port des cravates qu’il m’offrait de temps à autres pour m’encourager à soigner mon look et aux nombreuses publications ou livres dont il me gratifiait à chaque fois qu’il les jugeait intéressants pour moi.
Des fois aussi, il paraissait inflexible et très porté sur la chose administrative, mais il suffisait de négocier avec lui en lui démontrant que les intérêts administratifs sont pris en charge et ne sont nullement affectés pour que derechef, il devienne conciliant.
  
Je termine donc avec la petite histoire de la peur bleue de Si OUTAIR.

En 1985, lors d’une visite royale à LAAYOUNE, Si ABDELOUAHD supervisait le contrôle de la qualité des eaux desservies par citerne et à ce moment là on utilisait les Kit sur terrain pour faire de la recherche qualitative des éléments toxiques. Au premier test de recherche qualitative, le laborantin avise si ABDELOUAHD de la présence d’arsenic et ce sur les eaux des deux citernes contrôlées. En l’espace d’une minute, si ABDELOUAHD a vu défilé devant ses yeux les pires scénarii possibles et se voyait déjà entrain d’expliquer aux autorités une situation inextricable qui sur le moment  dépassait son entendement.  Il ne savait plus à quel sain se vouer. Il se calma un peu et  entrepris tout de suite de confirmer le résultat obtenu. Ce fut fait, il y a bien présence d’arsenic. Si ABDELOUAHD se tint la tête et se retourna, convaincu d’être dans le plus mauvais jour de sa vie. Mais au dernier moment la providence lui tendit une perche. Il vit une bouteille d’eau à proximité et eut l’idée de faire une analyse dessus comme témoin. Ce fut la délivrance pour lui quand il constatât la présence d’arsenic sur l’eau en bouteille.  Ce fut la peur bleue de sa vie qu’il n’oubliera pas de si tôt   


Pour conclure, Je continue à croire que quelque soit les gallicismes que nous pouvons aligner en de pareilles circonstances, nous ne pouvons jamais être exhaustifs et véhiculer notre pensée tel que nous l’espérions. 

Je vous prie donc de l’applaudir longuement et vous joindre à moi pour lui  souhaiter une fin de carrière calme et sereine et  une vie pleine de succès et de réussites pour lui et ses proches.


AMINE YA RAB EL ALAMINE

lundi 31 décembre 2012

ABDELILAH: l’incontournable


Ma pensée crie à l’hérésie en cet instant où, Abdelilah arrive vaillamment à terme d’une carrière qu’on ne peut qualifier que de tonitruante. 
Autant je suis content pour lui d’avoir su accomplir sa tâche avec le brio qu’on lui connaît jusqu’à la fin, autant je suis désolé de voir partir des gens qui ont fait les beaux jours de l’ONEP même  quand il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors.
Ne dit-on pas que le premier geste qu’on esquisse envers vous ou la première parole qu’on vous adresse vous marquent pour la vie ? 
Ce fut mon cas, en  arrivant au laboratoire de l’ONEP à El Youssoufia  un 15 juillet 75 pour un stage d’un mois j’ai été reçu par si Abdelilah, le sourire aux lèvres, le mot juste à la bouche. C’était une aubaine pour moi de tomber sur un vrai facilitateur au bon moment et au bon endroit.  Je me sentais valorisé et  remonté à bloc alors que j’arrivais avec le profil résolument bas qu’on connaît aux stagiaires. Il a fallu juste que j’eusse marmonné que je venais voir le responsable du laboratoire pour que derechef, si Abdelilah,  se mit debout et avec beaucoup de tact et d’obligeance, me conduisit auprès  de Mr DUSCHENES, chef de laboratoire à l’époque.  
Longtemps je me suis remémoré cette entrevue avec ABDELILAH et son somptueux accueil à mon égard et à ce moment là je me disais que cette personne a été peut être dans un jour faste et de bonne humeur pour m’avoir si bien reçu. Mais très vite, quand j’ai pris du service à DP/L, j’ai découvert que ce n’était guère fortuit et que cette personne là, était tout simplement exceptionnelle et avait en fait une manière innée bien à elle de servir son prochain. ABDELILAH  avait le souci de bien faire. Il  fut et restera un exemple de droiture, de méticulosité, de ponctualité et de discrétion que personne ne peut lui contester. Bien des eaux ont coulé sous les ponts depuis son recrutement un 25 Juin 1974 et ABDELILAH est resté égal à lui-même. S’occupant d’abord du parc auto du laboratoire qu’il organisa et mena avec le soin et l’abnégation qu’on lui connait, il fut ensuite rappelé pour la prise en charge du secrétariat d’abord avec DUSCHENES, ensuite avec ABOUZAID. Depuis et malgré la montée en puissance du laboratoire promu dans les années 80 au rang de direction centrale,  ABDELILAH, toujours fidèle au poste, avec un plan de charge démultiplié, s’en sortait à merveille, non sans d’innombrables sacrifices certes, mais toujours avec du baume au cœur et un acharnement à l’ouvrage. Les directeurs se sont succédé de M.DUSCHENES à M.ELMGHARI sans qu’on ne remarquât une quelconque baisse de régime de cet agent. Combien de fois, alors que je venais pour la garde les Weekends, je trouvais ABDELILAH, entrain de peaufiner son classement ou mettant de l’ordre dans son bureau. Combien de fois, il a fait passer les sollicitations du laboratoire au devant de l’appel des siens. Qui de nous, au moins une fois, n’a pas eu recours au précieux support de cette personne ?
En tout cas, je ne crois pas que ce bréviaire, aura la prétention de rappeler à l’assistance  l’abattage  phénoménale que cet homme a réalisé pour DCE et à fortiori pour l’ONEP. Mais, je souhaite seulement avoir présenté ABDELILAH à ceux qui ne le connaissaient pas en apportant, in fine,  un petit témoignage  à  l’égard d’un grand homme auquel je voue un respect incommensurable.
Merci LHAJ ABDELILAH, les tiens, tes amis et le Maroc peuvent être fiers de toi.



Salah ABDELMOUMENE

TAMOU : la battante.


En hommage et reconnaissance au métier de secrétaire

Je me rappelle encore, comme hier, en arrivant à l’ONEP, cette jeune fille, svelte, un chignon à deux tresses, alerte et rapide à dégainer. 
D’aucun la prenait pour une dure, stricto sensu, mais en fait elle n’était rien de tout cela. J’ai découvert plutôt en elle une personne empathique et for sympathique. Elle utilisait, certes, peu de gallicismes flatteurs dans ses propos car elle était directe et disait toujours ce qu’elle pensait. Mais plus honnête et plus claire, il n’en a pas deux comme elle. 
Arrivée au laboratoire un 4 Juin 1973, comme secrétaire bilingue, TAMOU était installée dans un bureau qui juxtaposait celui du chef M.DUSHENES et qui s’intercalait entre celui-ci et la salle de bactériologie. Elle partageait le bureau avec ses collègues  et amies CHTIR Fatiha et EL BRADI Habiba et bien d’autres par la suite. TAMOU, derrière sa machine à écrire, une Ollivetti mécanique, si ma mémoire ne me joue pas de tours, remplissait  l’une des tâches les plus nobles dans le monde de la qualité, celle de tracer sur du papier le résultat immatériel que produisait le laboratoire. Elle appartenait à ce chainon du chemin critique dans la libération du produit « analyses ». Petite de par sa position mais grande par son apport à la juste cause qu’elle défendait et dont elle se nourrissait, elle apportait un support oh combien important au système qualité. Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de sots  métiers ?
Que de bulletins d’analyses par là, que de notes de qualité par-ci, que de rapports de mission à n’en plus finir n’a t- elle pas harnaché et qu’il faut des fois retaper en raison d’interminables remarques plus ou moins justifiées. Des fois même à force de réécrire un document, elle en percevait au bout la résurgence de la première version, apportant avec elle un semblant de frustration.
Ces propos paraissent anodins de nos jours pour ceux qui  n’ont utilisé que les claviers numériques et la facilité déconcertante qu’ils ont apportée. Mais allez demander à TAMOU et à ses consœurs le sacrifice qu’elles ont enduré pour reproduire des centaines de pages uniquement pour apporter quelques menues modifications au texte. Allez demander à ces gens là, la nuisance sonore qu’elles ont subie à force d’entendre le cliquetis interminable et asynchrone des barres à caractères sur le ruban encré de leurs machines.
Depuis TAMOU comme tout le monde a brisé l’handicap de la fracture numérique et a bradé sa bonne vieille machine non sans regrets, contre un PC clinquant neuf qui lui apportât moult facilités en la libérant en partie pour vaquer à d’autres tâches de secrétariat.
Je ne peux que m’incliner, pour ma part, avec chapeau bas, devant BOUSMARA TAMOU la brave pour son parcours, tout à fait titanesque. Savez vous par exemple que TAMOU a travaillé avec 6 chefs différents depuis son arrivée au laboratoire : M.DUSCHENES, M.ABOUZAID, M.ECHIHABI, M.FOUTLANE, M.BOURCHICHE et Melle BENABDELLAH. N’est ce pas là encore la preuve d’une capacité d’adaptation inouïe ?
Joignez vous donc à moi pour lui souhaiter longue vie, pleine de santé et de réussite. Puisse-t-elle enfin profiter de la vie et aller tâter ses taies d’oreillers pleins d’oseille.
Merci LHAJA TAMOU et à travers toi toutes celles qui travaillent dans l’ombre et souquent ferme pour que la goélette prenne la mer et ait le vent en poupe.


Salah ABDELMOUMENE